Comment réduire sa charge mentale en tant que parent ?

Vous sentez vous plus irritable, impatient.e, surchargé.e, depuis le mois de mars dernier ? C’est peut-être parce que vous éprouvez une trop grande charge mentale. Avec toutes les nouvelles responsabilités que vous avez et avez eues, c’est normal. Heureusement, il existe des moyens pour réduire sa charge mentale en tant que parents. Le mot d’ordre : le travail d’équipe et l’acceptation. Après plusieurs discussions avec des psychologues, nous en sommes venues à vous rédiger un article pratico-pratique. Il vous permettra de reconnaître les signes d’une surcharge mentale et comment, au quotidien, vous pouvez poser des gestes pour la réduire.

« Il faut un village pour élever un enfant et en ce moment le village est inaccessible. » – Dr Ernest Godin

Symptômes de la charge mentale

Avant de pouvoir pallier cette situation, il faut premièrement détecter quels sont les différents symptômes. En voici quelques exemples ainsi que quelques questions à vous poser :

  1. Faites-vous preuve d’irritabilité et/ou d’énervement ? Est-ce que votre thermomètre intérieur monte plus vite qu’à l’habitude ?
  2. Surréagissez-vous lors de situations anodines ?
  3. Avez-vous la tête ailleurs ?
  4. Êtes-vous trop structurant ? Voulez-vous tout contrôler ?
  5. Vous sentez-vous coupable de mettre des limites avec vos enfants ?
  6. Avez-vous l’impression de négliger le temps de qualité avec vous-même (le fameux me-time tellement important), avec votre conjoint.e ou vos enfants?
  7. Vous posez-vous trop de questions liées à votre présence auprès des enfants ?

Si vous répondez oui à la plupart des questions, vous êtes en surcharge ! Pas de panique ! Vous venez de franchir la première étape : prendre conscience de la situation !

Trucs et astuces pour diminuer la charge mentale

Voici quelques trucs à inclure dans votre quotidien pour diminuer votre charge mentale et/ou la charge mentale de votre couple :

  1. Prenez conscience que vous ne pouvez pas tout accomplir et accepter ce fait ;
  2. Ménagez vos critères de performances ; Vous vivez une période hors de l’ordinaire, soyez indulgent envers vous-même.
  3. Ayez une structure collaborative et souple dans le suivi des tâches ;
  4. Mentionnez toujours vos bons coups mutuels afin de cultiver le sentiment d’être compétents ; Vous êtes une équipe, ne l’oubliez pas ! Une équipe heureuse est une bonne équipe.
  5. Vous questionner mutuellement afin de connaître la pensée de l’autre :
    1. Travaillons-nous bien ensemble ?
    2. Quelles tâches te pèsent ?
    3. Comment puis-je te supporter davantage ?
    4. Est-ce que notre horaire actuel nous convient ?
  6. Parlez-en avec vos ami.es ; La surcharge est aussi beaucoup liée à l’isolement. Ils sont dans la même situation que vous après tout, ils auront peut-être d’autres trucs à vous partager.
  7. Vous accordez des moments à deux sans les enfants ; Oui, c’est possible ! Les «fameuses» marches peuvent faire un bien fou pour oxygéner le cerveau, prendre du recul sur certaines situations et parler d’autres choses que les enfants.
  8. Faites-vous des surprises ;

En continuant de prendre soin l’un de l’autre, vous contribuez beaucoup à diminuer la charge mentale dans le couple.

Si malgré toutes les tentatives, vous n’y arrivez toujours pas, n’oubliez pas que des professionnels de la santé peuvent vous aider.

*Cet article a été développé suite à une entrevue avec un psychologue qui aide des familles tout comme vous vivant actuellement avec une surcharge mentale due à la Covid-19.

Si vous êtes à la recherche d’une école secondaire pour votre enfant, consulter notre carte de recherche !

Comment se préparer pour les portes ouvertes en 2020 ?

Comment se préparer pour les portes ouvertes en 2020? C’est une grande question sachant le contexte actuel. Heureusement, nous vivons à une époque où la technologie et le numérique peuvent nous être utiles et aux écoles secondaires également. 

En effet, cette année certaines écoles remplacent les journées portes ouvertes par des visites virtuelles de leurs enceintes. Cette nouvelle façon de faire vous permet de voir les locaux comme si vous y étiez. Il s’agit d’une alternative moderne et adaptée à la présente situation.

Si les écoles qui vous intéressent offrent des journées portes ouvertes dites « physiques », cela vous permettra à la fois de bien capter l’ambiance de l’école, poser vos questions aux personnes présentes, faire parler les élèves en charge de vous faire faire le tour des locaux. Dans ce cas, voici comment vous pouvez vous préparer, tirer le maximum de vos journées de portes ouvertes 2020 et prendre les bonnes décisions : 

1. Faites vos recherches sur scool.ca

Avant de vous lancer, il est important de discuter avec votre enfant afin de bien connaître ce que tous les deux vous recherchez tout en vous posant les bonnes questions. Voulez-vous une école près de la maison ou est-ce que faire 30 minutes de métro est envisageable ? Avez-vous pris votre décision sur le statut publique ou privée ? Avez-vous l’opportunité de décider de la langue d’enseignement ? Avez-vous besoin d’aide financière ? Ce sont toutes des questions que vous devez vous poser et pour lesquelles notre carte de recherche peut vous être utile. À l’aide de votre localisation et des filtres que vous choisirez, vous pourrez voir toutes les écoles qui correspondent à vos critères et ainsi déterminer les 3 ou 5 écoles qui méritent votre déplacement.

scool.ca carte de recherche

2. Priorisez les écoles

Étant donné que les portes ouvertes sont des évènements qui se tiennent principalement durant les 2 mêmes fins de semaine (12 et 19 septembre), nous vous encourageons à prioriser vos visites selon vos recherches faites au préalable. Plusieurs options s’offrent à vous, dont :

  1. Visiter seulement votre top 3 ;
  2. Visiter les écoles pour lesquelles vous avez un intérêt, mais dont vous avez besoin de plus d’infos pour bien les catégoriser

Vous avez peut-être déjà déterminé votre moyen de priorisation! N’hésitez pas à le partager avec nous!

3. Préparez vos questions

Si après vos recherches sur scool.ca et le complément trouvé sur le site des écoles, vous avez toujours des points à approfondir lors de votre visite, notez-les. En voici quelques exemples :

  • Sur combien de jours est le cycle de cours ? 
  • Quel est le temps attribué à l’éducation physique par semaine ?
  • Quelle est le fonctionnement pour l’attribution des casiers ?
  • Qui l’enfant peut aller voir en cas de problème quel qu’il soit ?

Suggestion : Laissez votre enfant préparer ses propres questions et les poser aux élèves qu’il ou elle rencontrera lors des visites. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de sa future école. Son opinion ainsi que ses interrogations sont donc toutes aussi sinon plus importantes que les vôtres.

4. Optimisez votre trajet 

La veille des portes ouvertes, pourquoi ne pas vous servir de Google Maps afin d’optimiser vos déplacements. En prenant le temps d’observer la localisation des écoles choisies, vous pourrez ainsi maximiser votre temps en voiture ou en transport en commun. Ainsi vous aurez plus de temps pour poser vos questions et vous imprégner de l’ambiance de l’école.

5. N’oubliez pas votre masque

Évidemment, comme pour tout endroit fermé, les écoles demandent le port du masque obligatoire. Mettez-le dans votre sac le plus tôt possible. Ce serait dommage d’avoir si bien planifié sans pouvoir y entrer!

Laissez-nous en commentaire comment se sont passées vos portes ouvertes ? Aimez-vous la version virtuelle ? Ou avez-vous eu la possibilité de vous rendre dans les écoles ?

5 choses que vous ne savez pas sur les écoles alternatives

Le concept des écoles secondaires alternatives peut être méconnu pour plusieurs, du moins ce l’était pour moi avant de discuter avec le REPAQ (réseau des écoles publiques alternatives du Québec). Par définition : « Les écoles alternatives sont des écoles publiques intégrées aux commissions scolaires (centres de services scolaires) du Québec. Leur pédagogie est centrée sur une démarche d’apprentissage personnelle de l’élève, dont elles visent le développement global » – REPAQ

Les écoles alternatives existent, entre autres, grâce à la prise en charge d’une communauté qui se donne les moyens de ses actions tout en voulant, également, diversifier l’offre d’éducation de l’école publique (primaire et secondaire). Si vous venez d’apprendre quelque chose, voici 5 choses que vous ne savez pas sur les écoles secondaires alternatives.

  1. Il y a 48 écoles (primaire et secondaire) alternatives au Québec

Le réseau compte plus de 7,500 enfants au Québec répartis à la fois dans des écoles reconnues (école alternative à part entière) ou dans des volets alternatifs au sein d’écoles (primaires ou secondaires) dites régulières. Pour ce qui est des écoles secondaires, la province en compte 4 au total.

Le développement du réseau est en constante croissance, car il y a toujours une 20aine de projets en cours. Seulement d’ici septembre 2020, potentiellement 4 nouvelles écoles verront le jour à Laval, Charlevoix, Magog et Montréal. 

  1. Une école alternative est créée par la communauté

La communauté est au centre même de l’école publique alternative et l’élément déclencheur de la naissance de cette dernière. Sans le savoir, vous pourriez un jour être l’instigateur/instigatrice d’un projet d’école dans votre quartier/arrondissement. Toutefois, il faut plus qu’une personne pour soutenir ce projet. En effet, il s’agit d’un regroupement à la fois de parents, d’enseignants et d’élèves pour entamer le processus de création. C’est tout de même les commissions scolaires (bientôt centres de services scolaires) qui donne l’accord finale pour le lancement du projet.

  1. L’implication du parent dans le quotidien de l’élève

Tel que mentionné au point précédent, une école alternative naît de l’initiative d’un parent, il est donc certain que les parents sont essentiels à la vie de l’école. Ces derniers sont même considérés comme des coéducateurs. L’implication des parents dans la réussite scolaire peut prendre plusieurs formes. Que ce soit de faire partie d’un comité ou de encore travailler au sein de la classe pour aider un professeur, chaque école à sa propre façon de fonctionner. Cette approche a pour avantage de rester connecter avec la vie scolaire de son enfant et ne pas se sentir dépasser par les nouvelles méthodes.

  1. Accompagnement par l’enseignant, prise en charge par l’enfant

La pédagogie alternative mise avant tout sur la transmission de valeurs telles que l’autonomie, le développement personnel et l’inclusion de l’autre. Par ce fait, l’enseignant est un accompagnateur pour l’élève afin de lui laisser toute la place dont il a besoin pour cheminer à son rythme. La notion de direction n’est, donc pas présente dans une école alternative.

Les professeurs travaillent dans une équipe incluant les parents, l’administration et les différents rôles de soutien. D’ailleurs, nous ferons un dossier spécial d’ici quelques semaines pour expliquer les tâches/responsabilités des intervenants d’une école secondaire. Le défi principal de l’équipe école est de créer un cheminement cohérent pour les jeunes et ce, de la maternelle jusqu’au secondaire 5 au sein d’une école publique alternative. 

  1. Respect du rythme d’apprentissage de l’élève

Un des fondements de l’école alternative est le respect du rythme d’apprentissage de l’élève. Ce rythme peut autant être en accéléré que plus régulier. Je m’explique. Étant donné que la pédagogie alternative vise l’éducation permanente, les élèves peuvent prendre le temps désiré pour accomplir leurs matières. Ils n’ont pas à se soucier de passer en secondaire 2, car il n’y a pas de niveau à proprement parlé. 

Si un élève éprouve des difficultés, il y a un groupe de soutien pour l’aider. Dans le cas inverse, si l’élève a de la facilité dans une matière, ce dernier pourrait terminer, par exemple, ses maths en 3 ans au lieu des 5 ans régulier. Le jeune doit tout de même effectuer les prérequis avant ou à l’intérieur des 5 ans demandés. Ce qui est important de retenir est que l’individu est au centre des préoccupations plutôt qu’un groupe. C’est ce qui permet cette flexibilité.

Les groupes sont multiâges, donc l’élève se retrouvent avec des plus jeunes et/ou des plus vieux selon où il en est dans son apprentissage. Pour aider son cheminement et son développement, l’école alternative prône l’évaluation continue. Celle-ci commence d’abord par une autoévaluation de l’élève, suivi de l’enseignant sans oublier les parents. C’est aussi par cette méthode que l’élève développe son autonomie.

Finalement, vous pouvez retrouver les écoles secondaires alternatives se trouvant à Montréal sur notre carte de recherche en sélectionnant le filtre Type d’école/Alternative. Si vous avez des questions sur les écoles alternatives, je vous invite à visiter le site Internet de la REPAQ.

Comment scool.ca a commencé ?

Comment scool.ca a commencé ? Ou plutôt comment m’est venue l’idée de scool ? Depuis le lancement, le 14 avril dernier, ces questions sont revenues à plusieurs reprises, je me suis donc dit que j’écrirais sur les débuts de ce beau projet.

Premièrement, je me présente, mon nom est Audrey et je suis l’idéatrice de scool.ca. Je vis à Montréal, mais j’ai passé ma jeunesse dans la Vieille Capitale 💜, donc c’est à cet endroit que j’ai fait mes études secondaires. Venant de Québec et ayant fait du sport interscolaire tout mon secondaire, je connais la majorité des écoles secondaires publiques et privées ayant visité la plupart pour des parties et/ou tournois. Toutefois, étant maintenant établie dans la métropole, le portrait n’est pas du tout le même. Je connais celles dont mes amis ont fréquentées, où ils enseignent maintenant et celle proche de la maison. Par contre, je ne connais pas leurs spécificités, ce qu’elles ont d’unique et à offrir.

Commencement

C’est à partir de la question que je me suis moi-même posée que l’idée de scool m’est venue : À quelle école secondaire enverrai-je mon enfant le jour où ce choix se présentera? Ok, je ne l’ai peut-être pas formulé comme ça, mais pour le bien de l’article, je vais faire ça un peu plus proper. C’est à ce moment que je me suis dit pourquoi ne pas créer l’outil qui me serra utile, mais qui le sera aussi pour les parents venant de l’extérieur de Montréal. Cette question est restée en suspens jusqu’en mai 2017.

C’est en allant rejoindre mon copain en Italie (pas si mal quand même) que le projet de scool s’est davantage concrétisé. Une semaine à n’avoir que ça à penser, à développer, à faire murir. À notre retour au pays, c’est le sondage que j’ai effectué auprès d’un échantillon de personnes cibles que j’ai réellement vu le potentiel de mon idée. 

Développement

Grâce à ces données, j’ai pu constater que certains parents ont passé plusieurs mois, voire 2 ans à faire des recherches pour choisir la meilleure école pour leur enfant. Les morceaux de casse-tête se sont facilement mis ensemble et j’ai décidé de me lancer. Sans connaissance en programmation autre que du CSS et du HTML, j’entrais dans un monde de C++, de CSHRP, de Laravel et de PHP qui me fascine, mais me donne aussi mal à la tête. 

L’idée n’était pas de faire des comparaisons entre les écoles en fonction de leur classement, mais bien de présenter les choix qui s’offrent aux parents et aux enfants. Que ce soit entre public et privé ou en fonction des intérêts sportifs, artistiques ou scientifiques de l’enfant, je voulais que scool permette de faire un choix éclairé, faire découvrir des écoles que les parents ne connaissaient peut-être pas, de leur faire sauver un temps précieux également en plus d’assurer une visibilité à l’ensemble des écoles. 

Pour ma part, si ça n’avait pas été d’un coach de basket au primaire qui m’invite aux portes ouvertes du MSS (Mont Saint-Sacrement), nous n’aurions sûrement jamais pensé à cette école. Même si mes amies allaient toutes dans une école bien plus proche de la maison et dont l’équipe de basket était très bonne aussi, c’est au MSS que je me sentais déjà chez moi. 

 Le choix d’une école ne devrait pas être laissé au hasard et ne devrait pas être uniquement basée sur sa localisation. Il s’agit d’une démarche importante avec un impact qui l’est tout autant. C’est durant ses études secondaires qu’un enfant développe son potentiel, forge sa personnalité, son caractère, découvre (parfois) sa future vocation et crée des amitiés qui dureront dans le temps. 

Projets en cours

La plateforme se développera dans le temps. En effet, la Rive-Sud et la Rive-Nord de Montréal sont à prévoir d’ici la fin de l’année 2020 ainsi que la région de Québec également. J’envisage également l’inclusion des écoles primaires. À suivre!

Audrey, idéatrice de scool.ca