5 choses que vous ne savez pas sur les écoles alternatives

Le concept des écoles secondaires alternatives peut être méconnu pour plusieurs, du moins ce l’était pour moi avant de discuter avec le REPAQ (réseau des écoles publiques alternatives du Québec). Par définition : « Les écoles alternatives sont des écoles publiques intégrées aux commissions scolaires (centres de services scolaires) du Québec. Leur pédagogie est centrée sur une démarche d’apprentissage personnelle de l’élève, dont elles visent le développement global » – REPAQ

Les écoles alternatives existent, entre autres, grâce à la prise en charge d’une communauté qui se donne les moyens de ses actions tout en voulant, également, diversifier l’offre d’éducation de l’école publique (primaire et secondaire). Si vous venez d’apprendre quelque chose, voici 5 choses que vous ne savez pas sur les écoles secondaires alternatives.

  1. Il y a 48 écoles (primaire et secondaire) alternatives au Québec

Le réseau compte plus de 7,500 enfants au Québec répartis à la fois dans des écoles reconnues (école alternative à part entière) ou dans des volets alternatifs au sein d’écoles (primaires ou secondaires) dites régulières. Pour ce qui est des écoles secondaires, la province en compte 4 au total.

Le développement du réseau est en constante croissance, car il y a toujours une 20aine de projets en cours. Seulement d’ici septembre 2020, potentiellement 4 nouvelles écoles verront le jour à Laval, Charlevoix, Magog et Montréal. 

  1. Une école alternative est créée par la communauté

La communauté est au centre même de l’école publique alternative et l’élément déclencheur de la naissance de cette dernière. Sans le savoir, vous pourriez un jour être l’instigateur/instigatrice d’un projet d’école dans votre quartier/arrondissement. Toutefois, il faut plus qu’une personne pour soutenir ce projet. En effet, il s’agit d’un regroupement à la fois de parents, d’enseignants et d’élèves pour entamer le processus de création. C’est tout de même les commissions scolaires (bientôt centres de services scolaires) qui donne l’accord finale pour le lancement du projet.

  1. L’implication du parent dans le quotidien de l’élève

Tel que mentionné au point précédent, une école alternative naît de l’initiative d’un parent, il est donc certain que les parents sont essentiels à la vie de l’école. Ces derniers sont même considérés comme des coéducateurs. L’implication des parents dans la réussite scolaire peut prendre plusieurs formes. Que ce soit de faire partie d’un comité ou de encore travailler au sein de la classe pour aider un professeur, chaque école à sa propre façon de fonctionner. Cette approche a pour avantage de rester connecter avec la vie scolaire de son enfant et ne pas se sentir dépasser par les nouvelles méthodes.

  1. Accompagnement par l’enseignant, prise en charge par l’enfant

La pédagogie alternative mise avant tout sur la transmission de valeurs telles que l’autonomie, le développement personnel et l’inclusion de l’autre. Par ce fait, l’enseignant est un accompagnateur pour l’élève afin de lui laisser toute la place dont il a besoin pour cheminer à son rythme. La notion de direction n’est, donc pas présente dans une école alternative.

Les professeurs travaillent dans une équipe incluant les parents, l’administration et les différents rôles de soutien. D’ailleurs, nous ferons un dossier spécial d’ici quelques semaines pour expliquer les tâches/responsabilités des intervenants d’une école secondaire. Le défi principal de l’équipe école est de créer un cheminement cohérent pour les jeunes et ce, de la maternelle jusqu’au secondaire 5 au sein d’une école publique alternative. 

  1. Respect du rythme d’apprentissage de l’élève

Un des fondements de l’école alternative est le respect du rythme d’apprentissage de l’élève. Ce rythme peut autant être en accéléré que plus régulier. Je m’explique. Étant donné que la pédagogie alternative vise l’éducation permanente, les élèves peuvent prendre le temps désiré pour accomplir leurs matières. Ils n’ont pas à se soucier de passer en secondaire 2, car il n’y a pas de niveau à proprement parlé. 

Si un élève éprouve des difficultés, il y a un groupe de soutien pour l’aider. Dans le cas inverse, si l’élève a de la facilité dans une matière, ce dernier pourrait terminer, par exemple, ses maths en 3 ans au lieu des 5 ans régulier. Le jeune doit tout de même effectuer les prérequis avant ou à l’intérieur des 5 ans demandés. Ce qui est important de retenir est que l’individu est au centre des préoccupations plutôt qu’un groupe. C’est ce qui permet cette flexibilité.

Les groupes sont multiâges, donc l’élève se retrouvent avec des plus jeunes et/ou des plus vieux selon où il en est dans son apprentissage. Pour aider son cheminement et son développement, l’école alternative prône l’évaluation continue. Celle-ci commence d’abord par une autoévaluation de l’élève, suivi de l’enseignant sans oublier les parents. C’est aussi par cette méthode que l’élève développe son autonomie.

Finalement, vous pouvez retrouver les écoles secondaires alternatives se trouvant à Montréal sur notre carte de recherche en sélectionnant le filtre Type d’école/Alternative. Si vous avez des questions sur les écoles alternatives, je vous invite à visiter le site Internet de la REPAQ.

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